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Conseils pour le nettoyage des tapisseries
Attention ! Ne jamais utiliser cette essence à proximité d'une source de chaleur et bien sur, ne pas fumer. Restauration d'une tapisserie
Le nettoyage
permet une réhydratation des fibres. Une fois
la pièce installée sur métier, procéder
au re-chaînage des chaînes rompues pour donner une résistance
optimale. Le repiquage consiste à enrubanner à l'aide
de fils en laine ou en soie en effectuant ainsi un point de tissage
que l'on repique ensuite dans un support : une pièce de toile
fine de coton cousue sur l'envers de la tapisserie et teinte de la couleur
environnante. Il est retenu un écartement de points d'environ
2 à 3 mm. qui reconstitue partiellement la trame assimilable
d'une certaine manière à la couche picturale en peinture.
Reconnaissance du fil " métal " Les soies du Proche Orient sont reconnaissables au métal des fils qui a tendance à se défaire de la mèche de soie. Il en résulte des zones de soie blanche ou jaune, là où, auparavant, se trouvaient des fils d'or ou d'argent. Par contre, le fil métal européen dont l'alliage contenait d'avantage de cuivre se brisait en même temps que le fil de soie. Les soies mongoles, comme les soies chinoises utilisent la technique de la peau et du parchemin dorés. RESTAURATION Opération
destinée à rendre aux textiles leur aspect d'origine en
les renforçant et en les stabilisant de manière à
les conserver. Ce sont les suédois qui prirent au XXème
siècle l'initiative de traiter scientifiquement les textiles
en fondant en 1908 l'association Pieras dont le but était de
restaurer et conserver les tissus anciens. On identifie au microscope
les fibres textiles abîmées en observant leur longueur
et leur coupe, puis on procède, le cas échéant
à l'analyse chimique des colorants et de leurs produits de fixation. Le nettoyage : Avant toute chose, il faut nettoyer le tissu. On commence par un dépoussièrage. La solidité des couleurs est ensuite testée pour savoir si elles sont en mesure de supporter ou non un lavage ou un nettoyage chimique. Ils sont toujours lavés dans l'eau distillée ou déminéralisée additionnée d'un produit détergent convenant à ces fibres. Le séchage a lieu sur un filet tendu sur un cadre ou soigneusement posé à plat. La conservation : Les textiles très détériorés ou fragmentaires sont stabilisés par adjonction sur l'envers d'un tissus de soutien ayant une structure et une qualité comparables. On procède à cette couture avec des aiguilles et des fils très fins. La lumière du jour et la lumière artificielle sont les pires ennemies des étoffes dont les fibres sont détruites par les rayons ultraviolets. Les brusques écarts de température sont néfastes. La température ambiante idéale est de 16 à 18°C et une hygrométrie de 50 à 55%. Les textiles ne doivent jamais être rangés dans du plastique, les envelopper dans du papier de soie non acide. Les tapisseries : La technique de la tapisserie implique la formation de relais à chaque changement de couleur. Lorsqu'ils dépassent cinq millimètres, les fils employés pour cette rentraiture sont en soie : un cordonnet de coloris adéquat. Les ruptures de trame sont restaurées de la manière suivante : un tissus de support en coton ou en lin de bonne qualité et de couleur neutre placée derrière. Depuis l'endroit, on coud chaque fil de la chaîne sur le tissus de support en s'efforçant de le placer parallèlement aux autres. Là où il n'y a ni chaîne ni trame, on fixe sur l'envers un morceau de reps de structure équivalente à la tapisserie. La teinte de ce reps doit correspondre aux coloris de la partie concernée. Elle est cousue de manière à ce que le sens des fils du reps et de ceux de la tapisserie corresponde. La restauration la plus belle est celle où l'on place d'abord les fils de chaînes manquants puis en recréant les motifs avec des fils de laine et de soie. Ce genre de restauration exige beaucoup d'habileté des ouvriers qui doivent en utilisant des fils de qualité aux coloris aussi proches que possible de la tapisserie originale. La broderie : La restauration d'une broderie demande tout d'abord un long travail d'investigation visant à déterminer la nature des points utilisés. Il faut ensuite analyser le support, fils et coloris pour trouver des équivalents satisfaisants. Si la broderie a un trou, on double l'ouvrage d'un support de soie teinte pour le stabiliser. Les bords effilochés sont fixés sur l'étoffe de soutien par des couchures réalisées avec des fils extrêmement fins. Une bannière ou un étendard Lorsque le textile de soie est trop détérioré et fragmentaire pour permettre sa fixation sur un support on peut décider de le laminer. Cette méthode expérimentée aux Pays-Bas consiste à encoller un tissus de soie transparent pour y poser ou incruster ensuite les morceaux conservés. Cette soie d'une finesse extrême a pour fonction de maintenir les fibres. Dans une première phase les deux faces sont séparées. Les reprises grossières sont ôtées et les différentes adjonctions décousues à plat et lavées. Chaque partie est recouverte d'une crêpeline (gaze de pure soie); La crêpeline est enduite d'une solution de 20% d'EP1, acétate de polyvinyle, puis collée d'abord ponctuellement sur les morceaux à l'aide d'une spatule à chaud réglée par thermostat avant d'être entièrement collée sur une table à basse pression à chaud sous vide. Pour finir, on coud les morceaux ensemble de chaque côté d'une doublure intérieure de soie de même couleur dissimulant les trous. Les tapis La première opération est celle du nettoyage pour raviver les couleurs et renforcer les contours des motifs. La restauration consiste à coudre de manière invisible les franges endommagées qui en s'effilochant entraîneraient des dégâts graves sur les bordures. Pour une usure plus importante, il faut ôter les brins abîmés, puis reconstituer le tissage à l'aiguille dans les parties usées en y glissant des fils dans le sens de la chaîne et de la trame. On effectue enfin de nouveaux nuds pour reformer le velours.
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